Élève d’Étienne Gilson et Jean Baruzi, Louis Massignon lui révèle la « théosophie orientale » de Sohravardi qui oriente définitivement sa vocation philosophique. Après plusieurs séjours en Allemagne, il publie en 1937 la première traduction française d’Heidegger sous le titre « Qu’est-ce que la métaphysique ? ».
Attaché à l’Institut français d’Istanbul (1939 à 1945), il est chargé de fonder le département d’iranologie à l’Institut français de Téhéran. Il y fonde la « Bibliothèque iranienne » où seront publiés les classiques de cette tradition oubliée.
En 1954, il est nommé directeur d’études « Islamisme et religions de l’Arabie » à l’École des hautes études où il succède à son ami Massignon.
Il fut aussi l’un des piliers fondamentaux - avec C.G. Jung et M. Eliade, entre autres - du cercle "Eranos" de 1949 à 1977.
En 1974, il fonde un Centre international de recherche spirituelle comparée à l’Université Saint-Jean de Jérusalem où se rencontrent des spécialistes des trois religions abrahamiques. (D’après le site Wikipédia
Le jour de la mort de Henry Corbin, Mircea Eliade notait dans son Journal, à la date du 7 octobre 1978 : « Henry n’a pas souffert. Il est mort avec sérénité tant il était sûr que son ange gardien l’attendait ».
Pour découvrir un intéressant dossier sur Henry Corbin : http://www.moncelon.fr/corbin1.htm




