Découvert comme chrétien, il fut sommé de renier le Christ. Condamné aux bêtes, après divers supplices, il témoigna de sa foi et fut enfin décapité en 303 à Nicodémie.
Le synaxaire des Eglises d’Orient témoigne du culte qui fut le sien dès les premiers temps. Il est reconnu tout à la fois comme martyr et comme guérisseur.
Dans le tropaire du saint Panteleimon, on peut lire :
"Saint Porteur-de-la-Passion et guérisseur Panteleimon,
supplie le Dieu Miséricordieux,
qu’Il accorde à nos âmes le pardon de nos transgressions."
Et dans le kondakion du saint grand martyr Panteleimon :
"Tu imitas le Très Miséricordieux,
et reçut de Lui la grâce de la guérison,
Porteur-de-Passion et guérisseur Panteleimon ;
par tes prières, guéris nos maladies spirituelles
et maintiens toujours au loin les tentations de l’ennemi
pour ceux qui crient avec foi « Sauve-nous, O Seigneur »."
Très vénéré en Orient et particulièrement en Russie, il est intéressant de noter que sept communes en France porte son nom.
A Saint-Pantaléon-de-Larche près de Brive-la-Gaillarde, la légende locale veut que lors d’un pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle, Saint Pantaléon se soit arrêté dans cette cité et lui donna son nom.
Le pèlerinage ayant « officiellement » commencé au Xe siècle, et Pantaleimon ayant vécu au IIIe siècle, l’histoire est fort improbable... à moins qu’elle ne soit le signe que l’on marchait vers la Galice bien avant l’invention des reliques de celui que l’on décréta être Jacques le Majeur...
