Lorsqu’il eut vingt-trois ou vingt-quatre ans il reçut la robe blanche et le manteau noir des chanoines réguliers de Saint-Augustin à Osma : ce vêtement, un peu simplifié, serait plus tard celui des dominicains. Après un an de probation, il fit profession dans le chapitre, puis, peu de temps après, fut ordonné prêtre.
Il fut envoyé par le pape en mission au Danemark puis on lui confia la mission avec d’autres prédicateurs de combattre ce que l’on nomme à l’époque les hérésies des cathares et des vaudois.
La pauvreté évangélique et l’entrain joyeux caractérisent ces prédicateurs. Ils vont deux par deux, prêchant et mendiant leur nourriture. Afin de poursuivre et étendre son œuvre de prédication, Dominique réunit ses premiers compagnons dans un couvent de Toulouse dans le même souci de radicale pauvreté.
Le pape Honorius III approuve en 1216 son œuvre qui devient l’Ordre des Frères prêcheurs qui prendra plus tard le nom d’ordre des Dominicains. Dès l’année suivante, ils les dispersent dans toute l’Europe afin d’y fonder des couvents. Dominique meurt à Bologne en 1221.
« Il y avait d’ailleurs quelque chose de plus éclatant et de plus grandiose que les miracles, c’était la perfection morale qui régnait en Dominique et l’élan de ferveur divine qui le transportait. Ils étaient si grands, qu’on ne pouvait douter qu’il ne fût un vase d’honneur [Rom. ix, 21)] et de grâce, un vase orné de toute espèce de pierres précieuses [Eccli. L, 10]. Il y avait en lui une très ferme égalité d’âme, sauf quand quelque misère en le troublant l’excitait à la compassion et à la miséricorde. Et parce que la joie du cœur rend joyeux le visage [Prov. xv, 133], l’équilibre serein de son être intérieur s’exprimait au-dehors par les manifestations de sa bonté et la gaieté de son visage (...) » Portrait de saint Dominique par Jourdain de Saxe (son successeur)
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