On lui attribue également une Epître qui commence en ces termes :
Jacques, serviteur de Dieu et du Seigneur Jésus Christ, aux Douze tribus de la Dispersion, salut ! Tenez pour une joie suprême, mes frères, d’être en butte à toutes sortes d’épreuves. Vous le savez : bien éprouvée, votre foi produit la constance ; mais que la constance s’accompagne d’une œuvre parfaite, afin que vous soyez parfaits, irréprochables, ne laissant rien à désirer.
Un peu plus loin, nous y lisons :
Sachez-le, mes frères bien-aimés : que chacun soit prompt à écouter, lent à parler, lent à la colère ; car la colère de l’homme n’accomplit pas la justice de Dieu.
et encore :
Si l’un de vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu - il donne à tous généreusement, sans récriminer - et elle lui sera donnée. Mais qu’il demande avec foi, sans hésitation, car celui qui hésite ressemble aux flots de la mer que le vent soulève et agite. Qu’il ne s’imagine pas, cet homme-là, recevoir quoi que ce soit du Seigneur : l’homme à l’âme partagée, inconstant dans toutes ses voies !
puis :
Mais avant tout, mes frères, ne jurez ni par le ciel, ni par la terre, n’usez d’aucun autre serment. Que votre oui soit oui, que votre non soit non, afin que vous ne tombiez pas sous le jugement.
Quelqu’un parmi vous souffre-t-il ? Qu’il prie. Quelqu’un est-il joyeux ? Qu’il entonne un cantique.
Une intéressante démonstration de Gérald Méssadié dans « Les Sources de l’Homme qui devint Dieu » montre que le Jacques le Juste dont parle Thomas dans son Evangile serait en fait ce Jacques d’Alphée surnommé le Mineur, dit aussi parfois : frère de Jésus.
Notons que la fête de ce saint était autrefois célébrée le 1er mai...
