La tradition rapporte que de son vivant, il aurait prêché l’Evangile en Espagne et que, pour cette raison, après sa mort, son corps aurait mystérieusemnt voyagé sur une barque jusqu’à ce pays sous la garde d’un chevalier. On retrouva ses reliques au IXe siècle grâce à une étoile luisant au-dessus d’un champ. « Campus stellae », le champ de l’étoile, ou Compostelle. L’étoile, le champ, « Ce qui est du ciel et de la terre lui revient. » rapporte Thomas.
Cette légende, qui s’était formée sous l’influence de Cluny, se répandit en Europe et a fait, d’une part, de Compostelle le troisième haut lieu de pèlerinage de la
chrétienté, après Jérusalem et Rome, et, d’autre part, de saint Jacques, le patron de l’Espagne.
Le pélerinage aura le prestige que l’on sait durant plusieurs siècles. Tant et si bien que Jacques le Majeur dans l’iconographie ne ressemble en rien à un apôtre du Christ et en tout à un pélerin se rendant à Saint Jacques de Compostelle sur la côte Atlantique au Nord-Ouest de l’Espagne : grand chapeau orné d’une coquille, sandales et bâton.
Ceux qui rêvent de partir en pélerinage découvriront avec bonheur :
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