En 1992, douze historiens de douze pays européens ont écrit en commun une HISTOIRE DE L’EUROPE. La guerre de 100 ans y est ainsi résumée :
« L’occupation de la Guyenne par le roi de France Philippe VI (1328-1350) déclenche les hostilités. Vers la fin du conflit (1430) s’éveille un sentiment national français autour de Jeanne d’Arc. ........... L’épopée de Jeanne d’Arc redonne confiance au dauphin et aux armées. La fin de la guerre civile permet à Charles VII de reconstituer une armée qui chasse les Anglais de 1429 à 1453. »
Cette rédaction, inhabituelle pour des français, est le résultat de très vives discussions entre les historiens français et britannique : ce dernier s’est formellement opposé à ce que le livre rappelle que Jeanne d’Arc fut brulée par les anglais, argument pris que Cauchon était français. Et l’historien français s’est incliné.
Pour mémoire, je rappelle que Régine Pernoud donne, dans son livre sur Jeanne d’Arc, la succession des pensions et autres rémunérations que Cauchon reçut des anglais avant et après le procès de Jeanne.